10 trucs pour… répondre à une attaque

Certaines critiques sont recevables, car claires et constructives. D’autres, mal formulées ou non justifiées, déstabilisent et sont alors perçues comme des attaques. Dans ce cas-là, il est rare de bien réagir. Comment prendre du recul ? Répondre sans s’énerver et considérer chaque remarque comme un défi à relever pour progresser ?

1- Différenciez les types de critiques

Une critique gratuite est formulée pour vous rabaisser et vous déstabiliser. Par opposition, une critique argumentée doit vous aider à progresser. Nuance.

2- Écoutez activement

Entre le message à faire passer, le message exprimé et le message entendu, l’information est souvent déformée. Grâce à une écoute bienveillante et sans interruption, vous aurez une interaction saine avec votre interlocuteur.

3- Cherchez le point d’origine

Toute critique est associée à un événement déclencheur. En demandant « qu’est-ce qui vous amène à dire cela ? », vous obtenez des informations, des faits et vous pouvez cerner l’origine de la critique exprimée.

4- Éliminez les généralisations

Les termes « toujours » et « jamais » conduisent à des généralisations. Si l’on vous dit « vous n’écoutez jamais », demandez s’il n’y a pas, quand même, une fois où vous avez su entendre.

5- Reconnaissez vos erreurs

Votre attitude (ou une erreur) vous a été reprochée. Invitez votre interlocuteur à accepter vos excuses et promettez, à l’avenir, de changer d’attitude (ou de faire attention).

6- Restez zen

Toute remarque exprimée sous le coup d’une émotion doit être rejetée (« tu n’y arriveras jamais »). Optez pour l’indifférence et préservez votre énergie. Vous avez mieux à faire.

7- Exprimez votre émotion

Formulez ce que vous ressentez pour fixer vos limites (« je suis choquée par vos propos »). Votre interlocuteur comprendra qu’il est allé trop loin.

8- Responsabilisez votre interlocuteur

Face à une critique non constructive, reformulez le reproche et démontrez qu’il s’agit d’une opinion : « vous pensez que je suis nul(le) en bureautique. C’est cela ? ». Vous atténuez ainsi le choc de la critique et rendez à l’autre la responsabilité de son jugement.

9- Exprimez votre désaccord

Si la critique est injustifiée, répondez sans fléchir : « je ne suis pas d’accord » puis avancez des arguments indiscutables et factuels.

10- (Ré)instaurez le dialogue

À tête reposée, « triez » les critiques reçues puis proposez un entretien objectif pour analyser la situation. Si le ton monte lors de l’échange, ou si la mauvaise foi s’invite, mettez un terme à la discussion. Nul doute, votre interlocuteur a mal compris votre démarche et pense, à son tour, être victime de critiques.