10 trucs pour… répondre du tac au tac

Si les questions sont formulées pour recevoir des réponses, certaines cachent quelques pièges. Face à une demande boomerang, accusatrice, indiscrète, ricochet ou intrusive, comment avoir de la répartie ? En dix exemples, répondez par un « sans fautes ».

« Qu’avez-vous fait ce week-end ? »

Face à une question intrusive, l’humour et la répartie peuvent être une réponse… sauf si vous n’êtes pas doué(e) pour ça ! Au choix : répondez, ou restez évasif(ve) (« rien de spécial »).

« Pouvez-vous prendre ce message ? »

Dichotomique (du grec « couper en deux »), la question fermée exige une réponse unique « oui » ou « non » / « vrai » ou « faux ». Vous n’avez pas de justification à apporter.

« Oui ? Non ? C’est-à-dire ? »

Ouverte, la question ricochet a pour but de progresser sans basculer en interrogatoire. Avant de répondre, réclamez quelques précisions, comme « que souhaitez-vous savoir ? ».

« Et vous, quel est votre avis ? »

Lorsqu’une question boomerang est formulée en écho immédiat à l’une de vos questions, votre interlocuteur cherche à éluder sa réponse. Insistez sur le fait que son avis est important et invitez-le à se prononcer.

« Ne pensez-vous pas que… ? »

Subjective, cette question peut vous entraîner soit à dévoiler une position (prêcher le faux pour savoir le vrai), soit à vous rabaisser. Reformulez la demande en supprimant l’interro-négation : «Vous souhaitez donc savoir…».

« Ne serait-ce pas plutôt 16 000 € ? »

Si confusion il y a eu, faites profil bas face à une question accusatrice et dédramatisez la situation. L’erreur est humaine et votre interlocuteur plus maladroit que sévère. S’il est de mauvaise foi, affirmez votre réponse (« Non ») en y apportant un argument.

« Avez-vous relu votre présentation ? »

Ici, un mot polluant sème le doute et porte un jugement sur la qualité de votre travail. Reformulez la question avec calme et demandez des éclaircissements pour ôter toute interprétation : « Merci de me préciser ce qui vous fait dire ça. »

« Quelle est la décision du CoDir au sujet de la restructuration? »

Confronté/e à une question indiscrète, évitez de prendre votre interlocuteur pour un idiot en lui mentant. Avouez, en toute franchise, qu’il vous est interdit de dévoiler ces informations.

« En résumé, vous me demandez de… »

Classique, la question miroir reprend mot pour mot la demande formulée par votre interlocuteur. Elle est très efficace pour éviter tout conflit.

« Vous ne connaissez pas son nom/cette personne/ce process? »

Reconnaissez votre ignorance sur le sujet quand un interlocuteur s’étonne de votre ignorance sur un sujet précis. Une fausse réponse vous montrait peu fiable. Savoir où chercher l’information est préférable à tout savoir !