6 novembre : que va-t-il se passer à 15h35 ?

Ce mardi 6 novembre à 15h35, toutes les françaises actives vont certes, continuer à travailler, mais « gratuitement » !


Comment est choisie la date du 6 novembre ?

6 novembre travail gratuit femme franceRéalisé par Les Glorieuses à partir de chiffres publiés par Eurostat, l’organisme de statistique de l’Union Européenne, la date du 6 novembre découle d’un calcul précis.

Pour fixer cette date, Les Glorieuses s’appuient sur la « différence de moyenne horaire brute de rémunération entre les femmes et les hommes, dans tous les secteurs, et elles l’ont convertie, en nombre de jours ouvrés ».

En pratique, cette information souligne les inégalités de salaire entre les deux sexes. Il confirme les chiffres publiés par le Ministère du Travail français « à travail égal, les femmes gagnent toujours 9 % de moins que les hommes. Soit, -25% pour l’ensemble d’une carrière menée par une femme, et -37% au moment de la retraite ! »


Le 1er janvier 2019, ça va changer ?

Inclus dans la Loi Avenir du 5 septembre 2018, trois nouvelles obligations visent les entreprises d’au moins 50 salariés.

  • La publication des écarts de rémunération constatés dans l’entreprise (sur le site internet de l’entreprise, ou tout autre moyen).
  • L’adoption de mesures correctives ou de rattrapage salarial quand les écarts excèdent les seuils fixés par décret.
  • L’engagement de réduire les écarts dans un délai de trois ans.

Ces obligations entreront en vigueur dès l’adoption des dispositions réglementaires d’application, et au plus tard :

  • Le 1er janvier 2019 pour les entreprises de plus de 250 salariés
  • Le 1er janvier 2020 pour les entreprises de 50 à 250 salariés.

Avant ces dates, un décret précisera les modalités de calcul et de publication des écarts de salaire. Il indiquera également les seuils au-delà desquels les écarts seront soumis à obligation de mise en place de mesures correctives.

Enfin, les entreprises seront obligées de respecter ses dispositions sous peine de sanctions financières. Cette pénalité pourra s’élever à 1% des rémunérations versées aux salariés sur une période d’un an.