Barrières linguistiques : comment optimiser les réunions virtuelles internationales?

Qui dit quoi ? A qui ? Comment ? Pourquoi ? A l’heure de la communication digitale multiculturelle, difficile d’appliquer les conseils de Lasswell. Selon une récente étude, les lacunes linguistiques et le manque d’interactions humaines freinent la collaboration des équipes virtuelles et internationales, mais des solutions existent.

Ici, là-bas, ou ailleurs : les barrières de la langue freinent les projets collaboratifs

Menée auprès de 800 directeurs et managers de groupes internationaux en France, au Brésil, en Chine, au Royaume-Uni, en Russie, en Allemagne, au Moyen-Orient et aux États-Unis, par EF Corporate Solutions (groupe EF Education First), cette enquête met en lumière les principaux facteurs de conflits du travail à distance des équipes. La barrière de la langue et l’isolation sociale font partie des principales sources identifiées.

La communication virtuelle, source de conflits

9% des répondants se sentent capables de communiquer de manière totalement claire avec leurs clients et collègues d’autres pays

L’analyse de la manière dont les salariés travaillent et communiquent au sein des équipes virtuelles a permis de révéler un certain nombre de difficultés, telles que : le sentiment d’isolation (37% des répondants), les barrières de la langue (39%), les fuseaux horaires décalés (36%) et différences culturelles.

Autre constat, seulement 9% des répondants se sentent capables de communiquer de manière totalement claire avec leurs clients et collègues d’autres pays.

Néanmoins, 70% des répondants affirment que travailler dans des équipes virtuelles peut conduire à des conflits de communication même si certains d’entre eux peuvent être positifs.

Les écrits « restent » et… s’interprètent

Alors que l’email est identifié comme le principal moyen de communiquer à l’international, près de la moitié (49%) des répondants le voit également comme le plus gros facteur de risque de malentendus.

Les personnes interrogées affirment que les différences culturelles peuvent conduire à une mauvaise interprétation des attentes des collaborateurs (47%), un sentiment d’être laissées de côté ou ignorées (39%).

Cela engendre aussi des incompatibilités en termes de vitesse de travail sur le même projet (38%) et enfin l’impression d’être insultées même s’il n’y avait pas d’intention délibérée de nuire (35%).

Des solutions avancées difficiles à mettre en œuvre

Pour les personnes interrogées, le travail au sein d’équipes virtuelles revêt un certain nombre d’avantages dont la plupart sont liés à des réductions de coûts.

Ils pensent que la meilleure façon d’augmenter la créativité dans leurs équipes serait d’/de :

  • organiser des vidéos-conférences régulièrement (40%)
  • s’assurer que chacun partage toutes les informations relatives au projet (37%)
  • fournir à chaque membre de l’équipe l’entière visibilité sur les informations (36%)
  • promouvoir une culture du partage d’idées au sein de l’entreprise (33%)
  • définir et allouer clairement les tâches de chacun (31%)

« L’homme » de la situation : le médiateur culturel ?

Pour manager efficacement les équipes virtuelles, les dirigeants doivent identifier des sortes de « médiateurs culturels ».

Il s’agit des collaborateurs/trices disposant de fortes compétences en communication et avec une bonne connaissance des cultures en question, qui pourront favoriser et encadrer les échanges entre des personnes issues de cultures disparates.

Selon Sujin Jang, Professeur du Comportement Organisationnel à l’INSEAD, le principal rôle d’un médiateur culturel est d’aider les équipes à travailler sur ces éventuels problèmes liés à leur culture. « S’il y a conflit ou malentendu entre personnes d’origines diverses, le médiateur jouera alors un rôle de diplomate et d’agent de liaison pour encourager les membres de l’équipe à renouer la discussion. Et il pourra également aider chacun à mieux comprendre la culture de l’autre » ajoute-t-il.

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Étude complète à télécharger ici.

À propos d’EF Corporate Solutions
EF Corporate Solutions, une société du groupe suédois EF Education First, créée en 1965, est leader mondial de la formation linguistique professionnelle pour les entreprises. Pour plus d’informations : www.ef.com/corporate