Bien-être au travail : quand la réalité s’éloigne de la fiction

Malheureux au travail, les Français ? Selon une étude exclusive réalisée en mars 2016 auprès d’actifs français par Nextdoor et OpinionWay la réalité est loin de celle que l’on croit.

« Se sentir bien au travail » : un enjeu pour deux tiers des salariés, notamment pour les plus jeunes avec un statut d’employé

Le baromètre révèle des résultats allant à l’encontre de certains travaux qui présentent les français en tête des travailleurs « mal » dans leur travail. En effet, 74% des sondés déclarent se sentir bien (36%), voire très bien (38%), dans leur environnement professionnel. Des disparités sont cependant à noter :

• le sentiment de bien-être au travail tend à augmenter avec l’âge. Si 33% des 18-29 ans s’estiment très bien dans leur emploi, ce chiffre augmente au sein des générations de baby-boomers pour atteindre 40% chez les 50-59 ans et 46% chez les 60 ans et plus ;

• La taille de l’entreprise semble également jouer un rôle important : les répondants travaillant dans une PME ou ETI se disent très heureux dans leur travail à 34%, et 37% parmi les employés de TGI. Le résultat grimpe à 46% pour les personnes travaillant seules ou en TPE – des entreprises dont l’organisation est de fait souvent plus souple.

Parmi les fondamentaux du bien-être au travail : une relation avec l’entreprise à réinventer

Les dimensions liées au management sont déterminantes dans les critères de base attendus pour se sentir bien au travail. Les actifs interrogés ont cité comme facteurs déterminants :

• un métier qui plait (90%) ;

• dans lequel on se sent compétent et on réussit (90%) ;

• qui garantit un bon équilibre vie professionnelle vie privée (89%) ;

• où l’on travaille en autonomie (89%) ;

• et dans une ambiance agréable (89%).

Ces résultats illustrent globalement l’importance de la transformation de la relation avec l’entreprise.

« On voit dominer dans la représentation du bonheur au travail, outre le choix initial du métier, des facteurs managériaux et globalement les conditions de travail qui y sont associées », décrypte Julien Goarant, directeur de clientèle, OpinionWay. « Être en capacité de remplir une fonction avec le sentiment d’être compétent et de maîtriser son environnement est une condition sine qua non pour le bien-être au travail. » En filigrane ces résultats engagent clairement les entreprises à reconsidérer leur façon de manager en développant notamment la formation, la confiance et la collaboration.

La valeur du lien et le lieu : deux moteurs qui se nourrissent l’un l’autre et font levier sur le sentiment de bonheur au travail :

Afin de pouvoir se sentir bien au travail, près d’un tiers (29%) des personnes interrogées déclarent apporter principalement de l’importance à la bonne ambiance dans l’équipe et recherchent l’appréciation des collègues et le dynamisme du groupe. Arrivent ensuite le fait d’aimer son travail et de s’y épanouir pour 20% d’entre eux. Puis, pour 13%, le fait de pouvoir exercer son métier avec liberté, autonomie et responsabilités et d’exercer un travail intéressant aux tâches variées.

Agir sur l’espace de travail, en parallèle d’une réflexion profonde et d’une culture d’entreprise qui accompagne cette mutation plus globale, constitue le terreau sur lequel peuvent s’épanouir les collaborateurs. En effet, selon les salariés, améliorer l’espace de travail a un effet positif sur :

• les relations humaines : 82%,

• le sentiment de bien-être : 81%,

• l’engagement et l’implication dans le travail : 79%.

Le bien-être au travail des salariés apparaît donc comme un mélange de paramètres certes liés au poste en lui-même mais aussi à l’échange avec leur environnement direct. « Offrir aux collaborateurs une autre façon de travailler est un tout », confirme Philippe Morel, président de Nextdoor. « Et au-delà, le bien-être peut avoir des effets positifs tangibles sur l’ensemble de l’organisation, à travers notamment un impact sur la qualité du travail rendu pour 79% des sondés. Si l’on savait que performance et bonheur pouvaient être réunis au travail, on sait à présent que l’un optimise les chances de réussite de l’autre. »

Concrètement, quels espaces et services sont jugés fondamentaux par les employés pour leur bien-être ?

Les personnes ont été interrogées sur l’importance qu’ils attachent à des espaces ou des services précis. Lorsque l’on analyse ces résultats, on s’aperçoit qu’il est difficile de mettre en place une hiérarchie franche. Il s’agit plutôt d’une complémentarité d’espaces et d’aménagements qui finissent par constituer un environnement global. En tête des dimensions jugées fondamentales pour le bien-être :

• espaces ouverts sur l’extérieur (jardin) 57%,

• pouvoir participer à l’aménagement de son espace de travail : 55%,

• salle/espace de sieste : 52%,

• espace pour faire du sport : 49%,

• espaces non dédiés au travail (pour la détente, l’échange, le jeu) : 52%,

• ou encore : un salon de beauté 30%, un potager : 31%.

« Ceux qui pensaient que le bien être tenait à un babyfoot en seront pour leurs frais », plaisante Philippe Morel. « Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas important ! Mais le management doit faire une variété de propositions pour concrétiser une offre globale afin que les éléments individuellement anecdotiques prennent tout leur sens ensemble. Ainsi, chacun peut satisfaire sa propre exigence du bien être dans son lieu de travail. »

Que manque-t-il aux actifs français pour être heureux ? Des facteurs d’amélioration concrets, recherchés et attendus

Les sondés ont pointé des éléments qui, lorsqu’ils leur font défaut, sont susceptibles de les priver de la sensation d’être heureux au travail et ont classé en priorité :

• des relations d’ouverture et de confiance avec sa hiérarchie : 23%,

• une bonne hygiène de vie : 23% (sommeil, stress, sport, alimentation),

• des horaires flexibles : 17%,

• et un espace de travail chaleureux et peu de temps de trajet : 16%.

Là encore, on retrouve un mélange à la fois de bien-être lié à la fiche de poste et à la culture d’entreprise – sur laquelle il est compliqué d’agir – mais aussi à l’environnement de l’individu – comme l’espace de travail.

Pour se réinventer et croître, les entreprises doivent aujourd’hui innover et fédérer leurs équipes en favorisant le bien-être de leurs collaborateurs.

C’est sur ces bases que Nextdoor grandit, avec déjà plus de 1300 postes confirmés pour 2016. Et c’est aussi pour cette raison qu’a été créé Nextdoor Business Solutions, la société de services opérée par Nextdoor et qui propose à ses Grands Comptes un accompagnement global dans la transformation de leurs espaces de bureaux.

Méthodologie : Enquête réalisée par Opinion Way entre le 23 et le 30 mars 2016, auprès de 811 actifs français âgés de 18 ans et plus ayant intégralement complété leur questionnaire. OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, lieu de résidence, statut et catégorie socio-professionnelle.