Bore-out : comment lutter contre l’ennui au bureau

À poste et missions égales, chacun interprète sa charge de travail en fonction de sentiments qui lui sont propres. Ainsi, on peut être « noyé » sous les activités et s’ennuyer, ou s’ennuyer par manque d’activités. Comment trouver le juste équilibre ?

13% des managers* considèrent qu’un salarié lambda peut s’ennuyer les 2/3 d’une journée par semaine. Et vous ?

Interrogés sur les causses de l’ennui au travail :

  • 35 % évoquent le manque de diversité des tâches à accomplir ;
  • 35 % citent l’absence de challenge et de défi à relever ;
  • 30 % pointent les réunions trop nombreuses et chronophages ;
  • 25 % admettent que certaines fonctions sont peu intéressantes.

Comment lutter contre le bore-out des collaborateurs ?

Pour contrer le bore-out des collaborateurs, Laure Charbonneau, directrice associée Robert Half formule trois conseils.

  • « Identifier les talents et les ambitions pour laisser aux personnes motivées la possibilité de contribuer aux succès de l’entreprise.
  • Définir les objectifs de carrière de chaque personne. L’aider à se projeter vers le futur peut être une source de motivation.
  • Laisser les collaborateurs se remettre en question. Sont-ils heureux dans leur fonction ? Se sentent-ils valorisés ? Comment l’entreprise peut-elle faire mieux ? À chaque étape de sa vie, de nouvelles envies peuvent apparaître. Il faut apprendre à les accepter et à les considérer ».

Elle ajoute : « les collaborateurs épanouis sont souvent plus impliqués, plus fidèles, plus créatifs et plus productifs que ceux qui ressentent de l’insatisfaction. La création d’une culture positive qui motive les salariés permet aux entreprises de rester compétitives et influence directement les résultats. »

Comment trouver des missions quand on en manque ?

Pour trouver du travail au sein de l’entreprise quand on en manque à son poste, il faut savoir évoquer le sujet avec sa hiérarchie ou ses collègues. Parfois, il suffit de redistribuer des missions. Entre une personne en burn-out, et une personne qui s’ennuie, des compromis peuvent être passés.

Maintenant, le malaise peut être plus profond. Par exemple, il peut résulter d’un manque d’adaptation au poste. La personne doit alors être formée. Ou bien, mais on touche ici un problème organisationnel, le poste est tout simplement en train de disparaitre et il faut anticiper la reconversion de son titulaire.

Autre problématique rencontrée, la personne pourrait trouver du travail autour d’elle, mais elle s’occupe pour donner le change. Dans ce cas, « l’ennui et la lassitude au travail ne doit pas être ressenti minoré ou encore moins ignoré » précise Laure Charbonneau.

D’après un rapport publié par Robert Half sur le bonheur au travail, la perte d’enthousiasme (créativité, (créativité/opportunités), d’intérêt (force de concentration) ou de contentement (satisfaction après réalisation) conduit au désengagement, a des conséquences directes sur la productivité des équipes, et a fortiori des entreprises ». Le bore-out et le burn-out, doivent donc être pris au sérieux et ne pas alimenter les indicateurs de mal-être quand un problème majeur frappe de plein fouet un service ou une entreprise.

* Cette étude a été développée par Robert Half. Les données chiffrées proviennent d’un institut de sondage indépendant et sont basées sur 502 interviews DG et managers qui recrutent, dans l’Hexagone, en 2017.