Burn-out, identifier les symptômes pour agir à temps

En France, le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, se généralise. Est-ce un mal réservé aux cadres ou êtes-vous concerné(e) ? Si le ver est dans le fruit, comment vous protéger ou protéger une personne de votre entourage ?

Dépression ou burn-out ?

Bien que certains symptômes de dépression puissent ressembler à ceux d’un burn-out, le dosage de cortisol diffère. Si une personne déprimée en produit « trop », une personne épuisée n’en produit « pas assez » !

Pour mémoire, le cortisol permet de maintenir le taux de glucose dans le sang pour nourrir les muscles, le cœur et le cerveau, dans une situation de stress prolongée.

La signature du burn-out

se reconstruire-apres-burn-outInscrit dans la liste des risques psychosociaux surveillés par l’INRS, le burn-out concerne toutes les professions qui exigent un engagement personnel et affectif intense.

« En premier lieu, l’épuisement professionnel se manifeste par une perte d’énergie et une sensation d’abattement professionnel », indique Sabine Bataille, auteure du livre Se reconstruire après un burn-out, paru chez InterEditions. « Ensuite, il s’accompagne de sentiments difficilement verbalisables comme l’irritation, l’agacement ou la colère.

Si la situation perdure, l’indifférence s’installe. Elle peut, selon les personnes, laisser place à l’ennui, le cynisme, un sentiment de surpuissance ou de doute. Pour finir, la personne n’arrive plus à se concentrer sur son travail, rêve d’être ailleurs ou se demande ce qu’elle fait là. »

Le jour où tout bascule

Quand le travail vous tueL’épuisement entraîne aussi des pathologies physiques. Ignorer ces symptômes, c’est prendre le risque, un jour, de voir son cerveau « interdire » au corps de se rendre au travail ou pire, le pousser à accomplir un geste fatal.

Ce drame est arrivé à Aude Selly, jeune cadre dynamique, auteure du livre Quand le travail vous tue, publié chez Maxima. « On aurait pu m’aider. Mais qui prend le temps de regarder, observer, agir ? J’étais seule, j’étais loin, tout le monde courait… ».

Pour elle, pour vous ou pour les autres, arrêtez-vous, repérez les symptômes et agissez s’il le faut ! ♦

Les facteurs de risque

Après recoupement de différentes études, l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) dresse une cartographie des facteurs de risque à l’origine de l’épuisement professionnel.

De la surcharge de travail, au manque de clarté des objectifs ou demandes contradictoires, vous pouvez les retrouver sur le site www.inrs.fr