Contredire un supérieur ? Pourquoi pas !

Quand une situation professionnelle exige d’aller contre l’avis d’un supérieur, comment les Français réagissent-ils ? Enquête, réponses et un constat majeur : contredire ne refroidit pas les téméraires et même si c’est mal pris, tant pis. Mais qui se jette le plus facilement à l’eau : un homme ou une femme ? Surprise !


Chiffres clés*

  • Contredire l’un de ses supérieurs ? 92 % des femmes et 89 % des hommes l’ont déjà fait !
  • Quand il faut exprimer un désaccord, 40 % des Français privilégient les échanges en face-à-face.
  • Quand ils contestent leur responsable, 61 % des Français estiment agir à bon escient.
  • Contredire par esprit de compétition ? Surtout pas ! 53 % des hommes et 42 % des femmes agissent pour le bien de l’entreprise.
  • Face à une contradiction, 40 % des chefs semblent très bien réagir.
  • Quand la critique est mal prise, 61 % des Français reconnaissaient avoir subi des conséquences, mais 89 % sont prêts à recommencer !

Être d’accord n’est pas Français

Alors qu’une personne sur dix semble ne pas oser exprimer un désaccord qui l’oppose à sa hiérarchie, l’écrasante majorité (91 %) fonce ! Les plus téméraires ? Les femmes !

Contredire un supérieur ? Oh que oui !

contredire un chef meme pas peur - qapa via activ assistante


contredire sans faire de vagues © JokoSusanto - via activ assistanteContredire sans faire de vagues

Courageux, les Français sont capables de contredire leur responsable lors d’un échange direct (40 %) mais ils préfèrent le faire sans témoin. Là encore, les femmes sont plus courageuses que les hommes (42 % versus 38 %). Deux personnes sur cinq (23 %) expriment leur désaccord en public, 16 % préfèrent écrire, 7 % décrochent leur téléphone.

Contredire mais rester discret

contredire mais rester discret - qapa via activ assistante


Critiquer quand c’est important…

Critiquer pour critiquer ? Seulement 2 % des Français en font « un sport » et critiquent à tort et à travers. Trois personnes sur cinq (61 %) contredisent, quant à elles, leur responsable uniquement si elles sont convaincues d’avoir raison, mais 25 % s’abstiennent tout de même.

J’ai raison ? Je le dis !

contredire quand c est important - qapa via activ assistante

…et quand ça impacte l’entreprise

Mais si les Français osent combattre leur supérieur, c’est avant tout pour le bien de l’entreprise ! Ainsi, 47 % des personnes interrogées déclarent critiquer par nécessité. Dans cette démarche, les hommes sont plus impliqués (53 %) que les femmes (42 %). Cependant, 24 % des Français contredisent leur responsable par pure stratégie professionnelle. Dans le même temps, 17 % considèrent qu’il est très dangereux de critiquer son responsable. Enfin si 1 % trouve la contestation inutile, 11 % avouent y prendre beaucoup de plaisir.

Ce n’est pas contre toi, et c’est pour le bien de tous

contredire pour le bien de la societe - qapa via activ assistante


Face à une contradiction, deux chefs sur cinq voient rouge

Globalement, 40 % des chefs réagissent plutôt très bien à la contradiction. Et même si 23 % apprécient moyennement d’être contredits, seulement 37 % réagissent très mal quand on s’oppose à eux (souffrent-ils du Paradoxe du chimpanzé ?)

Bon, c’est dit. Maintenant, que se passe-t-il ?

contredire peut etre mal pris - qapa via activ assistante


Parfois de lourdes conséquences, mais toujours le même courage

Paradoxalement, si les supérieurs contredits par l’un de leurs subordonnés semblent bien réagir, pour 61 % des Français ce n’est pas sans conséquences.

Contredire peut-il vous desservir ?

contredire peut il vous desservir - qapa via activ assistante

Cependant, s’ils viennent à retrouver dans une situation similaire 89 % des Français sont à nouveau prêt à contredire leur chef (86 % chez les femmes et 92 % chez les hommes).

Chat échaudé craint l’eau froide ? Pas du tout !

contredire et le refaire - qapa via activ assistante

 


*Méthodologie : Sondage réalisé entre le 9 et 12 juillet 2018 auprès de 4,5 millions de candidats et 135 000 recruteurs qui publient leurs offres d’emploi sur Qapa.fr (commerçants, artisans, TPE, PME, grosses entreprises). Parmi ces candidats, 50 % d’entre eux sont des non-cadres et 50 % sont des cadres. Profils : 51 % de femmes et 49 % d’hommes. Les chiffres et statistiques représentent un état des lieux de l’emploi en France. Toutes les informations mises en avant par les candidats et par les recruteurs sont déclaratives.

À propos de Qapa.fr

Qapa.fr est le partenaire emploi de tous les Français. 100 % positif 0 % souci. Qapa.fr rassemble aujourd’hui 4,5 millions de candidats, 200.000 nouveaux inscrits chaque mois dans tous les secteurs et dans toute la France. En 2016, Qapa.fr a lancé le 1er service de recrutement d’intérimaires en temps réel 100 % digital et mobile.

© Francesco Scatena & Joko Susanto