Entretien d’embauche, a-t-on vraiment besoin de vous ?

En tant qu’individu isolé, non ! En tant que membre potentiel de l’équipe existante, oui. Dès lors, le recruteur va vous imaginer dans le rôle à tenir. Vouloir à tout prix le convaincre de l’étendue de vos savoirs est peine perdue, votre CV l’a déjà renseigné sur le sujet. Il cherche une personne, pas un référentiel de compétences. À vous de savoir écouter et cerner ses besoins pour savoir lui répondre ou le rassurer.

Admettez que vos compétences ne pèseront pas lourd dans la balance

Face à vous, pendant l’entretien d’embauche et au travers de questions, le recruteur compare ce qu’il ressent de vous (plus que vos diplômes et cursus) avec une description de fonctions ou une simple idée de poste à pourvoir.

Si le poste existe, il tentera de vous imaginer à la place de l’ancien titulaire. En cas de création, au mieux il se laissera guider par son intuition, au pire il vous fera exprimer des qualités et expériences qui vont le rassurer et coller le plus possible à la description du poste.

L’embauche se fera sur le sentiment d’une intégration optimum à l’organisation existante.

Le conseil de Louis Garcia, coach chez NEOCOACH : « accepter que l’Entreprise n’a pas besoin de vous, c’est adopter une position ‘basse’. C’est-à-dire, celle d’une personne qui veut comprendre. Il s’agit de ne pas apparaître comme ‘référent’ dans votre domaine, de ne pas écraser de vos savoirs votre interlocuteur, de ne pas ‘étaler’ vos connaissances. Attention toutefois, évitez de vous mettre en position d’infériorité !

Pour vous, c’est vous renforcer, ne pas tout attendre d’un entretien, ne pas vous sentir rejeté(e) en cas de refus et tendre vers un objectif majeur : découvrir le vrai besoin de l’entreprise ».

Posez plus de questions que l’on ne vous en pose

Considérer l’Entreprise comme un client à convaincre de l’adéquation de votre candidature au poste recherché est gage de succès. Évitez de questionner votre interlocuteur sur les salaires, avantages divers ou prestations du comité d’entreprise, car il s’agit là de l’expression d’un besoin de sécurité, d’une attitude autocentrée.

Les bonnes questions portent sur les liens hiérarchiques, la place du poste dans l’organisation, les missions principales, la délégation de responsabilité dans l’entreprise, les raisons du départ du titulaire précédent ou le sens de cette création de poste dans le projet de l’entreprise, les liens fonctionnels, l’existence de travaux en équipe ou par projet.

Le conseil de Louis Garcia : « certes, vous devrez répondre aux questions du recruteur, mais appliquez-vous à faire préciser, par des questions ouvertes ou des reformulations, ce dont l’entreprise a vraiment besoin, au-delà des apparences et des titres de l’offre d’emploi.

L’utilité de ces questions sera de montrer votre intérêt et votre envie de connaître le cadre de votre futur travail. De vous faire ‘dessiner’ par votre futur employeur par des mots ou mieux, via des schémas, la place et le rôle du poste dans l’organisation. Cet exercice a plusieurs intérêts : l’employeur commencera à vous imaginer dans ce poste ; ou bien, il l’aidera à préciser l’idée qu’il se fait de ce poste, le modifier ou l’adapter à la réalité du marché.

Chassez vos pensées toxiques

Souvent, les entretiens échouent avant même d’avoir débuté. Ce que les recruteurs appellent la découverte de talents, se résume à des questions destinées à faire se découvrir les candidats.

Les questions du style : « dans quelle mesure vous estimez-vous, ou pas, la personne idéale au poste à pourvoir ? », « quelle est votre valeur ajoutée professionnelle ? », « quels sont les éléments qui feraient que vous n’accepteriez pas de venir chez nous ? » ne sont pas forcément en relation directe avec l’emploi à occuper. Elles servent à déterminer l’estime de soi et/ou l’opinion que le candidat a de lui-même et des autres.

Le conseil de Louis Garcia : « le manque d’estime de soi représente la cause principale de l’échec en entretien de recrutement, comme dans la conduite d’une carrière professionnelle.

Ce qui est redouté par les recruteurs tourne autour des peurs de l’échec, du manque de maîtrise de soi en situation conflictuelle, du manque total de sens à donner à son existence ou à son projet professionnel, à la peur d’échouer et donc à l’excès de prudence, aux personnalités ayant des pensées négatives sur elles-mêmes ou sur les autres, aux personnalités trop craintives ayant peur de faire front ou de savoir dire non. »

Selon les psychologues, 77 % de ce que nous pensons est négatif. Il y a donc urgence à bien se connaître et à décrypter ce qui, dans vos perceptions, peut empoisonner votre existence et entraîner des échecs à répétition. Identifier ‘la petite voix intérieure’ qui vous gouverne peut grandement vous aider à vous gouverner et à renforcer votre confiance en vous.»

À propos de NEOCOACH 

NEOCOACH est le premier réseau de Managers-coachs français. Il est composé d’experts en accompagnement du changement dans des entreprises de tailles et d’activités diverses. Ces experts s’appuient sur des outils de découverte de soi, des comportements et des talents grâce à leur partenaire TALENTS SUCCESS INSIGHTS voir le site http://success-insights.com et http://www.neocoach.fr