Fête mondiale des assistantes, la France peine à reconnaître la profession

Chaque 3e jeudi d’avril, c’est la Fête Mondiale des adjoints administratifs, assistantes et secrétaires. Zoom sur la 2e profession française après les artisans. Mais pourquoi avoir créé une Fête des Assistantes ?

Quelques chiffres(1)

  • + d’un million d’assistant(e)s en France
  • 10 % d’hommes
  • 45% des postes sont occupés depuis 10 ans et plus, les assistant(e)s sont « fidèles »
  • une population posée et active : 56% des assistant(e)s ont entre 30 et 49 ans
  • une masse salariale annuelle de 21 milliards d’€
  • des salaires peu en phase avec les missions exercées : 39% gagnent moins de 1500€ (brut) par mois, 3% perçoivent 3000€ ou plus. La moyenne brute des salaires se situe entre 1500€ et 2000€.

Une fête peu connue et une profession dans l’ombre

Créée aux États-Unis en 1951, la Fête des Secrétaires a été mise à l’honneur en France en 1991 sous l’impulsion de filiales françaises de groupes américains.

Depuis quatre ans, Activ’Assistante apporte à l’événement une dimension supplémentaire : la Fête des Assistantes sort des espaces clos des entreprises (où elle peine à s’imposer).

Avec Activ’Assistante, la Fête se déroule au grand jour et toujours dans des lieux prestigieux. À cette occasion, les assistant(e)s présentes peuvent échanger entre elles ou avec les nombreux partenaires venus les rencontrer.

Une belle façon de saluer une profession méconnue et de mettre en avant la valeur ajoutée de ses membres.

Peu de professions ont une fête, et toutes celles qui en ont une sont « au service des autres », comme les assistant(e)s.

Un million d’assistant(e)s et secrétaires…

En France, 1 570 000 personnes* exercent un métier tertiaire administratif ou assimilé dans le secteur privé.

Parmi elles, 961 000(1) sont secrétaires-assistantes, employés administratifs ou secrétaires de direction. A ce nombre déjà impressionnant s’ajoutent 14% d’agents de la fonction publique(2).

On dépasse donc le million mais on est loin de la parité homme/femme (10% des secrétaires sont des hommes).

… mais un million qui peut en cacher un autre

Avec un niveau de formation qui s’élève(3) et plus de responsabilités, les missions sont plus pointues et les intitulés des métiers évoluent.

Où classer, dans les logiciels de statistique(1), les personnes qui exercent les nouveaux métiers de l’assistanat ? Office Manager, Chargé(e) de, Digital assistant, Adjoint ou attaché, Managing assistant…

Lors de l’inscription à la Fête des Assistantes, Activ’Assistante a recensé pas moins de 136 dénominations dans la liste des 700 inscrit(e)s. De quoi fausser les statistiques officielles.

Un métier en forte évolution

Face aux transformations constantes des outils et des processus de travail, difficile de se reconnaître dans un métier gangrené par les clichés. Parmi les pires stéréotypes, photocopier des documents arrive en tête. Ensuite, recopier des textes, caler des rendez-vous, faire du classement classer ou du café restent des standards des idées reçues.

Dans les grandes sociétés, l’évolution est très marquée. L’assistant(e) peut être amenée à suivre des budgets et des tableaux de bord, travailler en mode projet, organiser des événements d’envergure, communiquer à distance voire à l’international…

Souvent, elle seconde et prépare, anticipe et finalise. C’est un maillon essentiel, discret et efficace dans la vie des entreprises.

Dans les petites structures, on s’éloigne aussi du secrétariat d’autrefois. À l’heure où le digital entre en force dans les entreprises, l’assistant(e) soutient vraiment les dirigeants et les équipes, et elle contribue à la diminution de la fracture numérique.

Impossible de s’endormir sur ses acquis, la formation se fait sur place, souvent en mode action : j’apprends, j’applique, je partage l’information. Au sens figuré, la Fête des Assistantes, c’est « tous les jours ».

La nécessité de rester en veille active

Contraint(e) de se former et de s’informer en temps réel, les assistant(e)s organisent leur veille active sur le web.  Mais pour gagner du temps, elles apprécient les salons professionnels ou workshop organisés à leur attention.

Ce 19 avril, et à l’occasion de la Fête des Assistantes, Activ’Assistante leur offre une nouvelle plateforme web, moderne et pratique.

100% gratuit, le site met en ligne des outils, des conférences, des études et des fiches pratiques conçues par des formateurs certifiés ou des experts métiers.

Les assistantes peuvent y trouver des conseils en lien avec leurs missions, mais aussi, consulter des offres d’emploi ou rechercher une assistante pour les seconder.

Sur le Web, c’est l’unique site complet et gratuit qui propose une base d’articles aussi étoffée. Il soutient les assistant(e)s dans leurs missions et tâches quotidiennes.

Dans les allées des salons et workshops, la qualité des exposants et des conférenciers est aussi une marque de respect envers la profession. Quand on « chouchoute les autres », ça fait du bien d’être à son tour « chouchouté ».

Vous êtes assistant(e) ? Bonne fête et bonne visite dans les pages du site ActivAssistante.com. C’est « cadeau » !

 


Sources

(1) fiches métiers Dares Analyses 2016. Pour le secteur privé, métiers analysés dans cet article : secrétaires, employés administratifs d’entreprise et secrétaire de direction.

(2) 14% des agents C. de la fonction publique exercent un métier en lien avec le secrétariat ou la bureautique (soit 57260 personnes)

(3) Analyses Dares 2016 : 36% des assistantes et secrétaires sont titulaires d’un BAC+2 et plus. Enquête CEGOS 2016 menée en amont de la 8e édition du Salon Activ’Assistante : 76% des assistantes sont titulaires d’un BAC+2 et plus. Parmi les moins de 30 ans, 62% sont titulaires d’un BAC+2 et plus (analyse Dares).

Nombre d’artisans en France en 2014 : 1 200 000