Prendre son envol et télétravailler ? Pourquoi pas !

Votre emploi vous plaît à moitié, ou vous caressez l’espoir de voler de vos propres ailes. Quels sont vos droits et obligations ?

Salarié(e), j’envisage de tester le téléassistanat. Comment procéder ?

« Tout salarié qui souhaite mener de front une activité salariée et une activité annexe doit solliciter l’autorisation de son employeur principal », précise Maître Joachim Scavello. Une fois l’accord obtenu, et quel que soit le statut retenu (auto-entrepreneur, EURL, etc.), le cumul est possible. Attention toutefois ! Comme les champs de compétences des assistant(e)s sont vastes, « chaque indépendant(e) doit veiller à ne pas proposer de missions réglementées comme du conseil juridique, la finalisation d’un bilan comptable, etc. » ajoute-t-il. Autre précision apportée par Anaïs Maffeïs, assureuse du Groupe Hiscox :

« Quand on enchaîne beaucoup de prestations, il faut savoir dire non, connaître ses limites et compétences et bien négocier les délais pour réaliser les prestations dans de bonnes conditions. »

Faut-il signer un contrat de prestation à chaque mission ?

« En principe oui », confirme Anaïs Maffeïs. « D’un point de vue général, le contrat de prestation simplifie les recours en cas de litige quand la RC pro doit être mobilisée. Dans l’idéal, le contrat doit être précis et définir les termes retenus entre les deux parties. Si, en cours d’exécution de la mission, le client change d’avis, ou si l’entrepreneur doit réajuster la prestation, un mail très clair doit acter les changements », ajoute-t-elle.

Mon client souhaite que je travaille dans ses locaux…

Julien Pérona, président d’Addworking, explique : « En pratique, un(e) assistant(e) autoentrepreneur peut travailler pour l’un de ses clients dans ses locaux, ou à distance, mais jamais à 100 % de son temps et toujours en veillant à garder une relation client/prestataire avec son donneur d’ordres. Cependant, une exception confirme la règle : l’entreprise cherche un expert introuvable sur le marché de l’intérim ou en CDD. Par exemple, la personne doit maîtriser l’utilisation d’un logiciel spécifique ou justifier d’une qualification rare.

Sous cette condition, l’autoentrepreneur peut travailler à 100 % pour son client. Sinon, il est préférable qu’il change de statut social (EURL, SASU…), car l’Urssaf pourrait estimer qu’il occupe un poste qui pourrait être proposé à un salarié ou un intérimaire ».

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