QVT et projet Bonne JourNuit : 1 pont entre 2 mondes

Ce soir, le 15e Trophée Direction[s] va désigner l’initiative préférée des lecteurs. @ActivAssistante a voté pour le projet QVT « Bonne JourNuit ». Mais qu’a-t-il de si particulier ?

« Bonne JourNuit », un projet 100% humain

Noelle Da Silva - FMS - Projet Bonne JourNuit
Responsable commerciale, secrétaire puis responsable développement RH : le parcours 100 % « formation professionnelle continue » de Noëlle Da Silva et le projet Bonne JourNuit

Porté par la Responsable développement RH au sein de la Fédération Médico-Sociale (FMS), le projet « Bonne JourNuit » a pour objet de valoriser le travail de nuit. Mais aussi, d’améliorer les conditions de travail des personnels aux horaires atypiques.

Débuté en 2018, il a permis de déployer un plan d’actions pérennes dans les structures d’hébergement de la FMS*. À large spectre, ce projet témoigne d’une volonté d’améliorer la qualité de vie au travail des personnels. Mais aussi, de s’engager dans une démarche de prévention des risques professionnels.

Découvrez, sur Direction[s].fr le descriptif du projet « Bonne JourNuit »

>>> « Besoin de communication mais pas que… »

Au départ, explique Noëlle Da Silva, « il s’agissait principalement d’améliorer la communication entre les personnels de jour et les personnels de nuit grâce à des actions de formation* ».

Mais elle prend très vite la mesure de la complexité de sa mission lorsqu’elle se plonge dans l’étude de deux enquêtes sur le travail de nuit publiées par UNIFAF en 2008 et 2011. En effet, elle y retrouve la plupart des problématiques évoquées par les travailleurs de nuit : « Pourquoi, en 10 ans, rien n’a-t-il changé ? ». Noëlle décide donc de réaliser un diagnostic sur le travail de nuit à la FMS. Très vite, elle engage le dialogue avec des experts sur le sujet (la médecine du travail, la CARSAT, des acteurs de la prévention….).  « Bonne JourNuit » est le résultat d’un travail d’équipe et d’une démarche pluridisciplinaire » insiste-t-elle.

>>> « Cette nuit, je travaille avec vous »

Soutenue par sa direction, Noëlle réalise sur plusieurs mois des observations in situ à travers des immersions en situation de travail avec les professionnels.. Pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, elle accompagne alors des professionnels dans cinq établissements.

« Aller sur le terrain m’a permis de mieux comprendre le travail de nuit, d’observer les situations de travail et de faire parler les fiches de poste… ». Peu à peu, le personnel exprime ses ressentis, ses besoins et ses souhaits. La confiance est gagnée…

>>> « Aujourd’hui, nous travaillons et avançons ensemble ! »

Sans tarder, des parcours de formation individualisés sont mis en place, accompagnés d’actions de prévention. Des mesures concrètes pour travailler en profondeur et dans la durée. « À ce jour, le plan d’action est toujours en cours », explique Noëlle, « soutenus notamment par l’OETH, l’ANACT et l’ARACT. Les résultats sont réels et mesurables et le projet va se poursuivre dans les mois à venir ».

Mais, ajoute-elle, « la plus belle récompense pour la FMS est de mesurer l’impact 100% humain du projet sur la vie des salariés concernés. Déjà, l’un d’entre eux a intégré un poste de jour. D’autres ont suivi ou vont suivre des formations qualifiantes. Plusieurs se sont engagés dans une VAE et/ou vont professionnaliser leur parcours, utiliser des outils numériques. Des séances de yoga et de sophrologie sont dispensées à un groupe de travailleurs de nuit afin de les sensibiliser à la micro sieste».

Autre engagement fort de la FMS : limiter le travail de nuit à 5 ans car « il a un impact sur la santé au-delà de cette période ». « Mais pour réussir un tel engagement, il faut accompagner chaque personne vers un projet de mobilité professionnelle en adéquation avec ses aspirations ».

Pérenne, le projet Bonne JourNuit a de très beaux jours devant lui.

Découvrez les mesures prises par la FMS

Zoom sur le parcours de Noëlle

Responsable commerciale, secrétaire puis responsable développement RH : un parcours 100 % « formation professionnelle continue »

Inspirant et modèle à suivre, le parcours de Noëlle éclaire sa détermination et la pertinence de ses conseils lorsqu’elle accompagne quelqu’un vers le changement et le dépassement de soi.

Responsable commerciale dans la grande distribution, Noëlle s’engage, en 2008, dans une formation par correspondance de secrétaire médico-sociale poussée par le désir de se reconvertir dans ce secteur.  Stagiaire à la FMS, puis secrétaire, on lui confie l’enveloppe « aide personnalisée au retour à l’emploi » puis le rôle de « chargée de formation ».

Après un bilan de compétences, deux VAE et une VAP 85, elle accède aux études supérieures et décroche en 2015 un Master I de Responsable formation, Gestion des parcours et des compétences.

En 2017, elle mobilise son CPF et obtient en 2018 un Master I de Responsable Ressource humaine. Sujet de son mémoire de soutenance, le projet « Bonne JourNuit » lui vaut les félicitations du jury. Confortée dans l’idée qu’il faut continuer les actions déjà engagées, la FMS lui propose le poste de Responsable Développement RH. Qui a dit que le « secrétariat » est une impasse ? Pour Noëlle, ce fut un TREMPLIN !

En savoir plus sur la VAE et le PTP (ex-CIF)

A propos de la FMS

*Implantée dans le Grand Est, la Fédération Médico-Sociale (FMS) gère 38 établissements et services, et 9 structures d’hébergement. Elle intervient dans divers domaines d’activités dont : l’insertion sociale, économique, professionnelle, liée au logement, l’accompagnement des personnes âgées
et handicapées
, la protection des enfants, des adolescents et l’accompagnement familial, le soin des personnes en situation d’addiction, l’information, la formation et la recherche dans le domaine social et médico-social.