Reprise économique et salaire : allez-vous être augmenté ?

Alors que la traditionnelle période des entretiens d’évaluation approche, 88% des directeurs et managers interrogés par Robert Half envisagent d’augmenter un collaborateur de leur entreprise ou de leur service cette année. Serez-vous l’heureux élu ?

Entre 1% et 15% d’augmentation

Avec la reprise économique, certains salaires pourraient être révisés à la hausse

Entre 1 et 15% d’augmentation, tels seraient les chiffres annoncés. Mais ils devraient vraisemblablement s’établir autour de 1, 2 ou 5 % indique Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France.

« En période de crise, le manque de ressources financières incite 53% des entreprises à ajourner les augmentations annuelles. Mais avec la reprise économique et l’optimisme qui en découle, cela pourrait changer, car de la même manière que les candidats ont repris les commandes du marché du recrutement, les talents au sein des entreprises ont repris la main ».

Pourquoi n’êtes-vous pas augmenté(e) ?

Parmi les raisons évoquées pour justifier des lignes salariales linéaires, quatre motifs se démarquent (en dehors des problèmes de trésorerie) :

  • votre salaire correspond au taux du marché (34%),
  • votre dernière augmentation est trop récente (16%),
  • vos résultats sont estimés « moyens » (ou mauvais) (9%),
  • vous bénéficiez d’avantages supplémentaires non financiers (7%)…

Vous êtes une ressource rare ? Négociez une prime !

Pour les collaborateurs efficaces, « les bonus et primes méritent d’être considérées dans les packages de rémunération » indique Olivier Gélis. Généralement ils s’ajoutent une à plusieurs fois par an, et de façon exceptionnelle, à votre salaire de base. Ils matérialisent la reconnaissance de vos performances ». Qui ne demande rien, n’a rien. Osez négocier !

* Cette enquête a été réalisée par Robert Half. Les données chiffrées proviennent d’un institut de sondage indépendant et sont basées sur les interviews de 302 directeurs généraux et managers ayant des fonctions de recrutement, et 200 DSI, dans l’Hexagone, au deuxième semestre 2017.