S’installer à son compte ? Pourquoi pas !

Assistante ou secrétaire, vous rêvez de vous installer à votre compte. Pour vous aider à réfléchir à votre projet, Elisabeth Durand-Mirtain vous invite à découvrir les trois critères d’une installation réussie.

Activ’Assistante : souvent, des assistantes en poste expriment leur désir de voler de leurs propres ailes, rêvent de proposer leurs services en free-lance dans leur métier d’origine ou un autre. Quels premiers conseils leur donneriez-vous ?

Élisabeth Durand-Mirtain : avant de s’aventurer vers un Elisabeth_DM_expertstatut free-lance, il est important de regarder la vérité en face. Travailler pour soi signifie : ne plus percevoir de salaire (donc, s’être constitué en amont une épargne), avoir moins de temps pour sa vie personnelle (être très bien entourée) et avoir une famille conciliante et coopérative (pour vous seconder et accepter vos nouvelles contraintes horaires). En résumé, « je m’installe parce que tout va bien ».

Activ’Assistante : après un ou deux ans d’activité, beaucoup ont repris un emploi en parallèle. Selon-vous, pourquoi ?

Élisabeth Durand-Mirtain : une fois le trio d’obstacles « argent-vie personnelle-famille » surmonté, la seconde épreuve à dominer est liée à la charge de travail et aux différentes casquettes métier qu’il va falloir porter. Avant de réaliser une mission, il faut en effet communiquer, prospecter et négocier pour remporter le marché. Ensuite, il s’agit de réaliser la mission demandée, la facturer et se faire payer. C’est donc être à la fois commercial(e), opérationnel(le) et gestionnaire. Dans certains cas, il faut aussi être webmaster et veiller à sa e.-réputation sur les réseaux sociaux. Et tout ça, en face à face avec soi-même, sans collègue à consulter pour poser une question, relativiser un échec ou partager un bon moment. Dès lors, soit une casquette s’avère trop lourde à porter, soit la solitude vient à peser. En résumé, « je m’installe parce que je le veux bien ».

Activ’Assistante : en matière de télésecrétariat, les besoins des clients peuvent être soit très basiques, soit très pointus. Comment gérer ces disparités et que faut-il faire pour réussir ?

Élisabeth Durand-Mirtain : s’il est aisé de satisfaire les demandes classiques, certaines missions déléguées exigent la maîtrise de savoir-faire précis. S_installer, exergueC’est le cas notamment des missions de traduction, ou de suivi de gestion sous Excel, de mise en pages de présentations PowerPoint… Certaines assistantes fonctionnent en réseau, c’est une bonne idée. Mais quand on choisit de tout faire soi-même, le temps de préparation, de formation et de contrôle doit être ajouté au temps d’exécution. En résumé, « je m’installe, car je le vaux bien ». ♦