Travail assis : chiffres chocs et solutions

Après la formule « métro, boulot, dodo », la sentence « assis, assis, couché » ? A l’heure où les entreprises réfléchissent au bien-être des salariés, combien peuvent choisir leur position de travail ?

Pour travailler « debout », il faut travailler dehors

Lapalissade ? En quelque sorte. Car selon une enquête menée par Qapa.fr* et ActivUP auprès de 158000 cadres : 58% des femmes et 54% des hommes du secteur tertiaire travaillent assis.

Dans le secteur public, 24% des femmes sont concernées versus 17% des hommes. Dans l’industrie, la donne change : 15% de femmes versus 18% d’hommes. Dans le secteur agricole et la construction, 3% de femmes travaillent assises et 11% d’hommes. Pour quitter son siège, il faut travailler en plein air.

Trop longtemps assis/e ? Eh oui !

Tous secteurs confondus : 57% des femmes et 51% des hommes travaillent assis entre 7 et 10 heures par jour.

Plutôt bien ? Certainement pas ! Car 26% des femmes travaillent entre 10 à 15 heures, et 6% plus de 15 heures, versus 29% et 9% des hommes sur de mêmes amplitudes horaires.

Le différentiel entre les personnes « trop longtemps assises » et « moyennement assises » est même inquiétant car seulement 13% des femmes et 11% des hommes affirment s’assoir jusqu’à 7 heures. C’est peu quand on sait que la position assise entraine sur le long terme des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) irréversibles.

Stephanie delestre qapa_2b1fff7 » Si on comptabilise le temps passé assis dans les transports et au travail, nous arrivons à des durées totalement effarantes allant en moyenne de 7h30 et 11h30 de position assise chaque jour. Ces chiffres, qui montrent à quel point les femmes et les hommes sont devenus inactifs, sont encore bien loin de la réalité. Ils ne prennent pas en compte le temps passé devant la TV, au cinéma, au restaurant, etc. Pour y remédier, les entreprises doivent aujourd’hui réagir afin de transformer le lieu de travail en un espace plus orienté sur le mouvement et le bien-être des salariés ». Stéphanie Delestre, fondatrice de Qapa.fr

Que fait « l’entreprise » ? Rien, ou presque

Aujourd’hui, peu d’entreprises sont sensibles aux besoins de leurs salariés quant aux solutions apportées pour leur bien-être sur leur lieu de travail.

En effet, à la question  » Votre entreprise met-elle en place des solutions pour vous permettre de bouger plus ?« , 86% des femmes et 89% des hommes répondent « non ».

Pourtant, des solutions existent : comme la station Lotus™ de Fellowes découverte lors du Salon Activ’Assistante, ou les solutions imaginées par ActivUP ou Humanscale (QuickStand).

« L’heure n’est plus au débat ou à la réflexion. L’heure est à l’action au sens stricte du terme. Les salariés doivent aujourd’hui pour leur santé et leur bien-être demander à leurs employeurs des solutions capables d’éradiquer les gestes répétitifs ou bien le travail trop statique qui engendrent des TMS (Troubles Musculo-Squelettiques). Une activité physique légère comme la marche suffit amplement pour améliorer considérablement sa santé et donc sa productivité. » Marc Thouvenin, fondateur d’ActivUP


*Méthodologie : sondage effectué par e-mailing et sur les réseaux sociaux auprès de 158.621 cadres actifs sur la base Qapa.fr entre le 25 septembre et le 4 octobre 2017. Profils des personnes interrogées : 49% de femmes et 51% d’hommes. Tranches d’âges : 18% de 25-34 ans, 46% de 35-44 ans, 33% de 45-54 ans et 3% de plus de 55 ans. Toutes les informations mises en avant sont déclaratives. Découvrir la totalité de l’enquête.


À propos d’ActivUP

ActivUP est la première startup française à commercialiser les « walking-desks » : des bureaux surélevés permettant de marcher tranquillement tout en ayant une autre activité comme téléphoner, taper sur ordinateur, lire, écrire, etc. Les bureaux de marche sont équipés d’un tapis roulant à vitesse lente et d’un plateau réglable pour travailler.

A propos de Qapa.fr

Qapa.fr est le partenaire emploi de tous les Français. 100% positif 0% souci. Qapa.fr rassemble aujourd’hui 4,5 millions de candidats, 200.000 nouveaux inscrits chaque mois et 400.000 offres d’emploi dans tous les secteurs et dans toute la France.

© Suzanne Plumette